Le lendemain matin, on se fait réveiller par les cris des singes hurleurs qui se trouvent de l’autre côté de la rue, en face du camp. J’étais convaincus que c’était des chiens qui se chamaillaient mais quand nous les avons vu, nous n’en revenions pas que ces cris venaient d’aussi petits singes. C’est assez effrayant et dérangeant comme son. Marie-Janou nous a préparé de délicieux pains dorés pour commencer la journée. Je suis allée voir les courageuses qui avaient pris leur cours de surf à 7h30. En les regardant tomber et réussir difficilement à contrôler leur planche, je me suis mise à m’inquiéter et à redouter le moment où ce serait moi qui ferait le cours de surf. Je pensais même changer d’idées et passer mon temps mais je m’en serais voulu. Mais à Playa Grande, nous étions toujours bien relaxes et détendus. Le mode de vie au ralenti, bien particulier des pays d’Amérique Latine, nous avait atteints. Après le stress occasionné par la pluie et les températures fraiches, nous pouvions enfin nous détendre et profiter un peu de la chaleur et du soleil.
| De CD2 Costa Rica |
Cours de surf dans l'océan Pacifique
À 11h00, Joanie, Marie-Claude, Mélissa et moi avons retrouvé le moniteur de surf dans la cours du Surf Camp. Le cours commençait par l’enfilage de notre chandail officiel de surfeurs. Selon mes déductions, ce chandail servait à nous éviter de s’érafler le ventre sur la planche de surf. Ensuite, nous avons dû transporter nos planches jusqu’à la plage… Heureusement, elle se trouvait seulement à un coin de rue, mais il fallait tout de même dire qu’une planche de surf, ce n’est pas si léger et c’est surtout très long. Donc, nous avons marché pieds nus dans la petite roche jusqu’à la plage où nous avons posé nos planches sur le sable. Il a fallu se déplacer très loin de l’entrée de la plage puisque le courant allait nous y ramener de toute façon, durant notre cours.
Le moniteur a commencé la leçon en nous expliquant comment s’y prendre pour bien se positionner sur les vagues et monter sur notre planche. Il a donc fallu que l’on s’étende sur le sable et que l’on pratique les gestes qui sont essentiels pour bien réussir notre prise de vague. En somme, il fallait se coucher à plat ventre, environ au centre de la planche, et relever nos épaules pour ainsi éviter de recevoir de l’eau dans le visage. Nous devions utiliser nos deux bras comme des pagaies de chaque côté de notre planche. Il est important de bien étirer nos bras devant et de tirer l’eau le plus loin possible en arrière. C’est ce qui nous permet de prendre de la vitesse juste avant que la vague nous rejoigne. Ensuite, à un moment bien précis, que plusieurs d’entre nous avaient de la difficulté à déterminer, il fallait se donner une bonne poussée avec nos mains et se mettre directement debout sur nos deux pieds. Il est aussi bien important de mettre notre pied le plus fort devant soi pour ainsi avoir un bon équilibre.
| De CD2 Costa Rica |
Par contre, une fois ce concept bien assimilé, rien ne veut dire que la mise en application sera facile… Il faut se débattre contre le courant pour aller se positionner au meilleur endroit et éviter de trop dériver. Lorsque nous sommes à plat ventre, prêts à nous mettre sur nos pieds, il arrive que nous ne réussissions pas à nous pousser suffisamment fort pour nous retrouver debout. Personnellement, la plupart du temps j’arrivais à me mettre sur les genoux parce que je prenais peur et bloquais mon mouvement. Une fois debout, il faut s’attendre à perdre l’équilibre et à tomber dans l’eau turbulente. Et peut-être même se prendre quelques bouillons…

Mais au bout du compte, l’expérience vaut vraiment la peine grâce à la satisfaction que l’on ressent lorsque l’on réussit enfin à se mettre debout et à se laisser voguer sur sa planche pendant quelques instants. Au début j’avais peur et je n’étais pas certaine si je voulais vraiment m’essayer au surf mais je ne regrette pas du tout d’avoir essayé et de m’être faite « brassée » bien comme il faut dans l’océan Pacifique.







Playa Grande
Après le cours de surf, nous avons profité de la plage et de ses bienfaits. Certaines en sont ressorties avec de terribles coups de soleil. Personnellement, j’avais oublié que des mollets, ça brûle aussi. C’était le seul endroit où je n’ai pas pensé de me crémer suffisamment. Pour dîner, nous sommes partis explorer les environs et nous avons trouvé le restaurant Bula Bula. On y servait des sandwiches délicieux qui rappelaient ceux que nous avons chez nous, mais avec une touche latine. C’était délicieux et l’ambiance était agréable avec le perroquet qui ne cessait de lancer des « Hola » joyeux.
| De 2010-01-26 Costa Rica |
Vers 5h00, nous nous retrouvons sur la plage de Playa Grande pour observer le magnifique coucher de soleil. Ce fut pour moi le plus beau couché de soleil que j’ai vu dans ma vie. Nous étions tellement chanceux de nous trouver là et de pouvoir voir cela. À l’heure du souper, nous sommes retournés au Bula Bula pour se ramasser une salade avant de partir pour le Parque Marino Las Baulas où nous étions attendus pour 19h00.
| De 2010-01-26 Costa Rica |
Parque Marino Las Baulas
On s’y rend donc et on attend assis un peu n’importe où avec plein d’autres personnes, avec pour objectif d’aller observer une tortue luth (espèce en voie de disparition) faire sa nidification. Le temps passe… Un premier groupe quitte pour aller observer une tortue. Nous sommes énervés : les prochains c’est nous! On nous présente entre temps une vidéo qui nous parle des tortus luths et de leur enjeu. Le temps passe encore… Nous jouons aux cartes pour s’occuper, il n’y a vraiment rien d’autre à faire et nous sommes assis les fesses sur le béton. Pas très confortable tout ça. Des ratons laveurs viennent visiter les poubelles du bureau d’accueil du parc. Ça nous fait une petite distraction. Après un bout de temps, je suis tannée et je vais me coucher dans l’autobus. Finalement, à 2h00 du matin les autres montent à bord du bus et nous apprennent que nous n’aurons pas la chance de voir la tortue luth puisque les conditions n’étaient pas favorables. Quelle déception! Nous, qui avons attendus si longtemps pour la voir, devons retourner nous coucher bredouille.
| De 2010-01-26 Costa Rica |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire