dimanche 28 février 2010

Jour 12 : Manuel Antonio - San José

Manuel Antonio

Le lendemain, nous avons un dernier avant-midi pour profiter des joies de la plage. Après quelques supplications de certains, les professeurs acceptent de nous donner une petite extension et de quitter plus tard. Pour ma part, je trouve que j’en ai assez profité alors j’en profite pour lire à l’hôtel. À 1h00, nous prenons place dans l’autobus. C’est le cœur serré que nous retournons à San José où la fin du voyage deviendra de plus en plus tangible.

De 2010-01-26 Costa Rica
San José

C’est une soirée tranquille pour ma part à l’Auberge de jeunesse, le Gaudy’s encore une fois. Nous nous réunissons en groupe pour la dernière fois et échangeons nos meilleurs moments de notre voyage. Pour certains, l’émotion leur noue la gorge et ils ont du mal à parler. Nous avons tellement fait un beau voyage que c’est vrai que c’est triste de retourner chez soi. Mais le plus important est que nous avons découvert une façon exceptionnelle de voyager : par soi-même, en découvrant les richesses d’un pays et de son peuple. Très peu de gens auront la chance de découvrir un pays de cette façon là, à un aussi petit coût que nous avons payé. Je nous considère comme choyés d’avoir pu vivre cette expérience et je n’ai plus qu’une seule envie : recommencer un voyage comme celui-là. En l’espace d’à peine deux semaines, nous avons découvert ce qu’est le Costa Rica, ce qu’il est vraiment et pas seulement ses stations balnéaires ou ses grandes villes. J’ai vraiment l’impression d’avoir vu de A à Z le pays puisque nous sommes passés par tant de milieux différents, mais avec une autre impression qui me dit qu’il m’en reste tellement à découvrir. Suite à cette réunion, je regagne le petit lit du Gaudy’s pour la dernière fois avant de prendre l’avion le lendemain.

Jour 11 : Parque Nacional de Manuel Antonio - Manuel Antonio

Parque Nacional de Manuel Antonio

Oups. Le réveil n’a pas sonné ce matin et on cogne à la porte de notre chambre pour nous réveiller. Nous devons partir dans à peine 15 minutes pour le Parc de Manuel Antonio et nous n’avons pas déjeuné. Je m’habille en vitesse, je grignote quelques fruits et un toast et me voilà prête à partir avec le reste du groupe. Il est 7h30 et nous marchons jusqu’à l’entrée du parc. Jennifer, Mélissa et moi traversons le parc en espérant observer des animaux de toutes sortes. Nous sommes tellement fatiguées que cette petite marche est un peu pénible et que nous pensons à retourner dormir. Les plages que nous découvrons sont magnifiques et la végétation est de toute beauté. Malheureusement, nous ne croisons pas d’animaux. En se trompant de chemins, nous nous retrouvons dans la ville de Manuel Antonio. Nous décidons finalement d’aller rattraper les quelques heures de sommeil qu’ils nous manquent.

De 2010-01-26 Costa Rica
De 2010-01-26 Costa Rica
De 2010-01-26 Costa Rica
De 2010-01-26 Costa Rica

Manuel Antonio

Quand je me réveille finalement, l’heure du dîner est déjà arrivée. Avec Jennifer et Christian, nous mangeons à l’hôtel voisin avant de se rendre à la plage. Pour ma part, je me suis rendue avec Mélissa et Jennifer dans les petits magasins de souvenirs à quelques pas de là. J’en profite pour faire des provisions de souvenirs puisque jusqu’à maintenant, je n’avais rien acheté. Un crayon taillé en forme de lézards, un cadre fait de feuilles de bananiers, un aimant pour le frigo et une serviette de plage : voilà ce que je me ramène en souvenir du Costa Rica. En soirée, nous nous baignons dans la mer en observant le coucher de soleil. Les vagues, ici, sont un peu plus grosses qu’à Playa Grande et nous nous lançons à travers. L’eau est tellement salée que j’en ai mal aux yeux et que j’ai de la difficulté à voir. Je n’ai pas autant aimé Manuel Antonio que Playa Grande. Ici, c’est beaucoup plus touristique et la plage est plus achalandée. On y voit des kayaks et des moto-marines. Ces dernières polluent l’eau et l’abondance de gens fait que la plage n’est pas très propre. Nous avons toujours peur de se faire frapper par un kayak ou un surfeur pendant que nous nous baignons. Aussi, lorsque nous sommes étendus sur le sable, il y a des vendeurs de souvenirs qui viennent nous voir pour essayer de nous vendre des trucs. J’ai trouvé l’ambiance de Manuel Antonio moins naturelle que celle de Playa Grande et, sur le coup, j’étais déçue de ne pas retrouver mon petit paradis de Playa Grande.



Après cette belle soirée, nous nous dépêchons de nous préparons car nous allons souper dans un restaurant particulier : El Avion. Ce resto est bâti autour d’un avion et l’ambiance y est très agréable. Nous pouvons y admirer un magnifique couché de soleil en prenant un bon verre de sangria. Le service n’est pas très rapide mais il y a tellement de gens dans le restaurant que c’est compréhensible. Les pates aux fruits de mer sont délicieuses et les cocktails de fruits qu’on nous sert sont un délicieux. Le souper est très agréable et suite au repas, nous traversons de l’autre côté de la rue dans un bar d’un hôtel. Puisqu’il est encore tôt, il n’y a personne et nous sommes les seuls dans la place. Le party ne lève pas… Tout le monde est fatigué et préférerait partir de son côté pour faire chacun ses choses. C’est donc raté pour la sortie de groupe et nous retournons à l’hôtel.
De 2010-01-26 Costa Rica
De 2010-01-26 Costa Rica



Par la suite, pas question que je sorte ailleurs avec les autres : je suis bien trop fatiguée. Moi et Vanessa passons la soirée à jaser de choses et d’autres et à nous balader sur la plage. Il fait chaud et la soirée est belle. Nous nous quittons finalement pour aller retrouver les bras de Morphée.

Capsule Coup de Coeur et Coup de Masse

Coup de coeur

Mon coup de coeur a été la région de Playa Grande. Pour l'ambiance, la beauté de l'environnement, la sympathie de la population, j'ai apprécié de A à Z notre séjour dans le coin. Le Playa Grande Surf Camp était un endroit fabuleux où passer 2 nuits ne m'a pas semblé suffisant. J'ai énormément aimé la plage quasi-déserte qui semblait appartenir qu'à nous. J'y ai essayé pour la première fois de ma vie le surf : une activité que je recommencerais n'importe quand. Le petit restaurant Bula Bula que nous avons découvert a été pour moi l'endroit où j'ai le mieux mangé et où j'aimais aller pour avoir un bon moment. Je garderais toujours la nostalgie de ce petit paradis.




Coup de masse

Mon coup de masse a malheureusement été la ville de San José. Je dis malheureusement parce que nous y avons passé beaucoup de temps. J'ai trouvé les rues froides avec les montagnes de déchets et les grilles devant les résidences et j'ai trouvé que la ville n'était pas très propre en général. Chaque fois que nous y sommes allés, il faisait gris, froid et c'était venteux ce qui n'a pas aidé à améliorer l'image que j'ai eu de l'endroit. J'ai davantage préféré la ville de Libéria en tant que grande ville du Costa Rica.

Jour 10 : San José - Manuel Antonio

San José

Ce matin, le réveil s’est fait en douceur pour ma part. J’avais décidé de ne pas retourner en ville comme certaines personnes du groupe et j’en ai profité pour me lever tranquillement et plier mes bagages. Quand le reste du groupe est revenue, nous avons pris la route avec le sourire car nous retournions à la plage. Cette fois-ci, c’est Manuel Antonio qui nous attend.


En chemin, nous avons la chance de voir un groupe de perroquets ara s’envoler. Wow! Quelle chance et quelle beauté! C’était si beau de les voir s’envoler en groupe alors que nous sommes habitués de les voir en cage et seul. C’était un moment unique et nous étions tous sans mots face à ce moment.

Sur les routes du Costa Rica, nous voyons toutes sortes de maisons, mais aussi nous avons croisé des cimetières typiquement espagnols. C’était la première fois que j’en voyais et ils sont très particuliers. Les tombes y sont placées à l’extérieur de la terre et elles semblent être recouvertes de tuiles qui me faisaient beaucoup penser à des tuiles de salles de bain. Il y en a de tous les formats et cela donnait un bel ensemble.

En chemin vers Manuel Antonio, nous avons eu la chance de nous arrêter près d’un pont sous lequel étaient amassés des dizaines de crocodiles. C’était vraiment intense de penser qu’ils étaient en liberté, qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient et que nous étions seulement à quelques mètres en haut d’eux à les observer. Ma conclusion a été que ces crocodiles semblaient très endormis. Pendant que nous avons été là, ils n’ont pratiquement pas bougé et ils se faisaient dorer la couenne au soleil. Dire qu’à quelques mètres de là, il y avait des vaches dans un pré.

De 2010-01-26 Costa Rica

Manuel Antonio

En se rendant vers la ville de Manuel Antonio, nous avons croisé la station balnéaire de Jaco, qui est reconnu pour un lieu de tourisme de masse et non respectueux de l’environnement. Nous nous sentions tellement plus privilégiés de pouvoir aller explorer des endroits respectueux de l’environnement que ces gens qui ne connaissent que leur resort.
Lorsque nous arrivons à l’hôtel, un charmant petit capucin nous attend et cueille une banane devant nos yeux éblouis. Nous sommes chanceux d’assister à un moment aussi unique. Puisque nous ne pouvons pas prendre possession de nos chambres immédiatement, nous entassons nos valises dans un cabanon, enfilons nos maillots sur le champ, prêts pour aller profiter de la belle plage que nous avions vu en arrivant. Après un après-midi à se laisser porter par les vagues et à se brûler les pieds sur le sable trop chaud, nous nous baignons dans la mer en observant le coucher de soleil. En soirée, nous nous préparons en vue d’aller souper dans un restaurant du coin. En compagnie de Mélissa, Jennifer et Mylène, je me rends au restaurant le Marlin où nous prenons une délicieuse sangria et un très bon repas. Pour ma part, j’ai mangé un quesadilla qui était à la hauteur de mes attentes. Suite à ce repas, nous nous demandons ce que nous pourrions faire de cette belle soirée libre. Après un petit verre de pina colada au bar de l’hôtel, nous partons en taxi avec d’autres personnes du groupe vers un bar de la ville voisine. Après une belle soirée à danser sur les rythmes latinos, nous retournons sur la plage pour observer les étoiles. C’était magnifique! Nous pouvions en voir des centaines, si ce n’est pas des milliers, qui brillaient au-dessus de nos têtes. Jamais au Québec, nous n’aurons la chance d’en observer autant à cause de toute la luminosité des villes. Après cette belle soirée, l’heure est venue d’aller dormir. Il est très tard et demain nous devons nous lever très tôt pour aller au Parque Nacional de Manuel Antonio.
De 2010-01-26 Costa Rica

Jour 9 : San José - Universidad del Turismo

Gaudy's Backpackers Hostel

Ce matin, nous nous réveillons et tentons de faire notre possible pour s’habiller comme de vrais étudiants, car nous nous rendons à l’Universidad del Turismo du Costa Rica pour une conférence. Après s’être fait un déjeuner improvisé sur le comptoir de l’auberge, nous partons à pied vers l’UTUR, qui se trouve à seulement quelques coins de rue. Nous sommes accueillis chaleureusement par Monsieur Guillermo Canesa, un enseignant de l’école, qui nous fera la conférence.
Conférence à l'Universidad del Turismo

Il nous parle d’abord des cours donnés à l’université du tourisme et aussi des gens qui y étudient. On apprend donc que l’UTUR offre des cours en gestion hôtelière, en restauration, en gestion de l’écotourisme et aussi en gastronomie. Plus de 600 étudiants de l’UTUR viennent d’en-dehors du Costa Rica. Ensuite, il nous dresse un portrait général de son pays. Nous apprenons entre autres que le Costa Rica avait autrefois une superficie de 51 100 km² mais que, suite à un tremblement de terre en 1991, la superficie est maintenant de 51 350 km². Au Costa Rica, nous retrouvons 160 espèces d’oiseaux et 13 000 plantes. Un si petit pays compte 5% de toutes les espèces du monde tandis que son territoire couvre seulement 0,03% de la surface de la terre. Tandis que la terre compte 139 zones de vie, le Costa Rica en a 12 ou 13 à lui seul. Il y a plusieurs facteurs qui influencent la biodiversité au Costa Rica : sa localisation tropicale, son histoire géotectonique, sa topographie de montagnes, son climat océanique et sa condition de pont biologique pour les animaux et de filtre biologique pour les plantes. On nous a aussi appris que la forêt tropicale sèche a été complètement détruite dans les autres pays mais qu’au Costa Rica la déforestation a été stoppée avant qu’il ne soit trop tard. C’est en 1970 que le Costa Rica a pris des mesures sérieuses de conservation, sous le Ministère de l’agriculture. De 1970 à 1985, de nombreux parcs nationaux, réserves forestières et refuges de la vie sauvage ont vu le jour. En 1986, c’est le Ministère des ressources naturelles, de l’énergie et des mines qui est créé. Depuis 2000, le pays participe activement aux programmes du MAB (Man and Biodiversity) et de l’Unesco des Nations Unies. Le but du Costa Rica est de protéger une partie de chaque zone de vie que l’on retrouve sur son territoire. Au total il y a donc 174 régions protégées, ce qui correspond à environ 25% du territoire costaricien. Par ses moyens axés sur la préservation de l’environnement, le Costa Rica est un exemple à suivre pour de nombreux pays.


Suite à la conférence, nous avons eu droit à de délicieuses pâtisseries et à du bon café. Encore une preuve de l’hospitalité des Ticos! Nous avons pris une photo de groupe dans le couloir de l’UTUR avant de repartir. Il ne faisait vraiment pas chaud cette journée-là dans les rues de San José à cause du vent frais.


Visite de la ville de San José

Après la conférence, Nancy nous a remis un circuit à suivre pour découvrir San José. Nous sommes donc partis en petits groupes pour explorer la ville. Après avoir tourné en rond pendant un petit moment, nous avons décidé de s’arrêter pour manger dans un petit restaurant local au situé au coin d’une des rues achalandées de la ville. La nourriture était bonne et le service excellent bien que nous devions communiquer en espagnol pour passer notre commande. Après ce repas, nous étions prêtes à repartir à la découverte de la ville. Nous avons marché jusqu’au théâtre national où nous sommes entrées dans le lobby. C’était un très beau bâtiment mais nous n’avons pas payé pour entrer à l’intérieur. Ensuite nous sommes partis à la recherche du Mercado Central puisque c’est ce qui nous intéressait le plus. Les odeurs étaient particulières et il était facile de se perdre dans les centaines de couloirs de ce grand magasin. Certaines d’entre nous ne se sentaient pas bien avec tous ces mélanges d’odeurs de viandes et d’épices de toutes sortes. Nous ne sommes donc pas restés très longtemps à l’intérieur. Après cette rapide excursion, nous avons décidé de retourner à l’auberge. Personnellement, je n’ai pas aimé San José. J’ai trouvé les rues sales et peu accueillantes et j’ai trouvé que la ville n’était pas très vivante. J’ai davantage préféré Libéria car j’ai trouvé que cette ville avait beaucoup plus de personnalité que San José. Aussi, les conducteurs sur la route n’étaient vraiment pas prudents et il était très compliqué de traverser les rues. Je suis tout de même contente d’avoir vu la ville de San José car elle fait partie de ce qu’est le Costa Rica.



Gaudy's Backpackers Hostel

Le soir, je me suis rendue au Quiznos pour un petit souper rapide. Ensuite, tout le monde était très fatigué mais nous avons eu une réunion de groupe pour parler de nos impressions à ce jour. Puisque nous avions du retard dans les présentations des sujets individuels, les gens ont présenté leurs informations à ce moment. Je n’ai pas particulièrement apprécié, car à ce moment ça ne cadrait pas du tout et tout le monde était beaucoup trop fatigué. Je crois que les réunions aurait du être faites avant les heures de souper ou en matinée, pour que l'attention de tous soit à son meilleur. Pour ce qui est des présentations, j’aurais préféré qu’elles soient faites lorsque nous montions à bord de l’autobus, avec l’aide du microphone.

Après cette réunion, ce fut au dodo pour moi. J’étais exténuée.

Capsule impressions : Industrie touristique costaricienne

Industrie touristique costaricienne et métiers du tourisme

L'industrie touristique du Costa Rica semble être surtout concentrée autour des activités de l'écotourisme. Étant donné qu'il y a autour de 25 parcs nationaux, les emplois du tourisme se trouve surtout dans cette sphère d'activité. En plus de ces parcs, il existe aussi plusieurs compagnies qui offrent aux-mêmes des activités écotouristiques. L'hôtellerie est très bien développée partout où nous sommes allés.
Le Costa Rica a sa propre Université du Tourisme, ce qui offre la possibilité à la population d'avoir une formation très concrète en gestion du tourisme, en gestion de l'écotourisme et en gestion hôtellière.

Jour 8 : Playa Grande - San José

Playa Grande

Le lendemain matin, c’est encore les singes hurleurs qui nous réveillent. Je leur aurais bien lancé quelque chose pour qu’ils se taisent. Malgré qu’il soit encore tôt, je me lève pour aller profiter une dernière fois de la magnifique plage de Playa Grande. Cette destination fut pour moi mon meilleur moment au Costa Rica. Le calme et la beauté de cette région m’ont permis de me sentir très bien avec moi-même et de prendre le temps de bien relaxer et profiter de mon voyage. Quand je pense à notre périple au Costa Rica, ce sont des images de Playa Grande que je vois en premier. Les couchers de soleil qu’on y a admiré sont des souvenirs impérissables que je garderai toujours au fond de moi. C’est avec beaucoup de tristesse que nous reprenons l’autobus pour retourner à San José, après s’être encore une fois pris un bon sandwiche au Bula Bula. En s'y rendant, on voit un homme transportant un énorme poisson sur un gros bâton. Très surprenant!

De 2010-01-26 Costa Rica

San José - Gaudy's Backpackers Hostel

Nous sommes donc en route vers San José où nous arrivons un peu avant l’heure du souper. En chemin, nous sommes arrêtés à un endroit où nous avons acheté des granizados. C’est une petite gâterie composé de glace, de lait en poudre, d’un genre de lait crémeux, de fruits (il me semble) et d’un liquide rouge qui donne la saveur à tout ça. C’était bon mais aussi étrange puisque ça ne ressemblait à rien que je connaissais. Aussi, en route, nous sommes arrêtés à un endroit où nous devions payer 300 colones pour avoir accès aux toilettes. Tout le monde ayant trop envie, nous payons les sous demandées. C’est assez courant de croiser ce genre de toilettes payantes au Costa Rica. Arrivés à San José, nous nous réinstallons au Gaudy’s Backpackers Hostel et nous préparons tranquillement, car ce soir il est prévu que nous allons manger dans un restaurant typiquement costaricien : au El Pueblo. Étant donné que Luis est en congé pour cette soirée, nous partons à bord de 2 petits autocars. On s’est rendu compte que nous étions chanceux d’avoir Luis comme chauffeur car la dame qui nous conduisait faisait pas mal moins attention que lui à sa conduite. Parlant de lui, tout le monde s’entendait tellement bien avec lui qu’il avait été invité à se joindre à nous. Le El Pueblo est un très beau restaurant, très accueillant et nous étions presque les seuls à venir y manger ce soir-là. Les plats étaient délicieux et pendant le repas, Jennifer et moi avons tenté de faire la conversation en espagnol avec Luis pour se pratiquer un peu. Suite à ce délicieux repas, certains sont partis danser dans un petit bar alors que la moitié du groupe est repartie pour l’auberge de jeunesse. J’aurais vraiment aimé me joindre au groupe pour aller danser un peu, mais je ne me sentais pas très bien ce soir-là. Alors en moins de deux, c’était l’heure du dodo pour moi.
De 2010-01-26 Costa Rica

Jour 7 : Playa Grande - Parque Marino Las Baulas

Playa Grande Surf Camp

Le lendemain matin, on se fait réveiller par les cris des singes hurleurs qui se trouvent de l’autre côté de la rue, en face du camp. J’étais convaincus que c’était des chiens qui se chamaillaient mais quand nous les avons vu, nous n’en revenions pas que ces cris venaient d’aussi petits singes. C’est assez effrayant et dérangeant comme son. Marie-Janou nous a préparé de délicieux pains dorés pour commencer la journée. Je suis allée voir les courageuses qui avaient pris leur cours de surf à 7h30. En les regardant tomber et réussir difficilement à contrôler leur planche, je me suis mise à m’inquiéter et à redouter le moment où ce serait moi qui ferait le cours de surf. Je pensais même changer d’idées et passer mon temps mais je m’en serais voulu. Mais à Playa Grande, nous étions toujours bien relaxes et détendus. Le mode de vie au ralenti, bien particulier des pays d’Amérique Latine, nous avait atteints. Après le stress occasionné par la pluie et les températures fraiches, nous pouvions enfin nous détendre et profiter un peu de la chaleur et du soleil.
De CD2 Costa Rica

Cours de surf dans l'océan Pacifique

À 11h00, Joanie, Marie-Claude, Mélissa et moi avons retrouvé le moniteur de surf dans la cours du Surf Camp. Le cours commençait par l’enfilage de notre chandail officiel de surfeurs. Selon mes déductions, ce chandail servait à nous éviter de s’érafler le ventre sur la planche de surf. Ensuite, nous avons dû transporter nos planches jusqu’à la plage… Heureusement, elle se trouvait seulement à un coin de rue, mais il fallait tout de même dire qu’une planche de surf, ce n’est pas si léger et c’est surtout très long. Donc, nous avons marché pieds nus dans la petite roche jusqu’à la plage où nous avons posé nos planches sur le sable. Il a fallu se déplacer très loin de l’entrée de la plage puisque le courant allait nous y ramener de toute façon, durant notre cours.
Le moniteur a commencé la leçon en nous expliquant comment s’y prendre pour bien se positionner sur les vagues et monter sur notre planche. Il a donc fallu que l’on s’étende sur le sable et que l’on pratique les gestes qui sont essentiels pour bien réussir notre prise de vague. En somme, il fallait se coucher à plat ventre, environ au centre de la planche, et relever nos épaules pour ainsi éviter de recevoir de l’eau dans le visage. Nous devions utiliser nos deux bras comme des pagaies de chaque côté de notre planche. Il est important de bien étirer nos bras devant et de tirer l’eau le plus loin possible en arrière. C’est ce qui nous permet de prendre de la vitesse juste avant que la vague nous rejoigne. Ensuite, à un moment bien précis, que plusieurs d’entre nous avaient de la difficulté à déterminer, il fallait se donner une bonne poussée avec nos mains et se mettre directement debout sur nos deux pieds. Il est aussi bien important de mettre notre pied le plus fort devant soi pour ainsi avoir un bon équilibre.

De CD2 Costa Rica
Par contre, une fois ce concept bien assimilé, rien ne veut dire que la mise en application sera facile… Il faut se débattre contre le courant pour aller se positionner au meilleur endroit et éviter de trop dériver. Lorsque nous sommes à plat ventre, prêts à nous mettre sur nos pieds, il arrive que nous ne réussissions pas à nous pousser suffisamment fort pour nous retrouver debout. Personnellement, la plupart du temps j’arrivais à me mettre sur les genoux parce que je prenais peur et bloquais mon mouvement. Une fois debout, il faut s’attendre à perdre l’équilibre et à tomber dans l’eau turbulente. Et peut-être même se prendre quelques bouillons…



Mais au bout du compte, l’expérience vaut vraiment la peine grâce à la satisfaction que l’on ressent lorsque l’on réussit enfin à se mettre debout et à se laisser voguer sur sa planche pendant quelques instants. Au début j’avais peur et je n’étais pas certaine si je voulais vraiment m’essayer au surf mais je ne regrette pas du tout d’avoir essayé et de m’être faite « brassée » bien comme il faut dans l’océan Pacifique.









Playa Grande

Après le cours de surf, nous avons profité de la plage et de ses bienfaits. Certaines en sont ressorties avec de terribles coups de soleil. Personnellement, j’avais oublié que des mollets, ça brûle aussi. C’était le seul endroit où je n’ai pas pensé de me crémer suffisamment. Pour dîner, nous sommes partis explorer les environs et nous avons trouvé le restaurant Bula Bula. On y servait des sandwiches délicieux qui rappelaient ceux que nous avons chez nous, mais avec une touche latine. C’était délicieux et l’ambiance était agréable avec le perroquet qui ne cessait de lancer des « Hola » joyeux.

De 2010-01-26 Costa Rica

Vers 5h00, nous nous retrouvons sur la plage de Playa Grande pour observer le magnifique coucher de soleil. Ce fut pour moi le plus beau couché de soleil que j’ai vu dans ma vie. Nous étions tellement chanceux de nous trouver là et de pouvoir voir cela. À l’heure du souper, nous sommes retournés au Bula Bula pour se ramasser une salade avant de partir pour le Parque Marino Las Baulas où nous étions attendus pour 19h00.

De 2010-01-26 Costa Rica


Parque Marino Las Baulas

On s’y rend donc et on attend assis un peu n’importe où avec plein d’autres personnes, avec pour objectif d’aller observer une tortue luth (espèce en voie de disparition) faire sa nidification. Le temps passe… Un premier groupe quitte pour aller observer une tortue. Nous sommes énervés : les prochains c’est nous! On nous présente entre temps une vidéo qui nous parle des tortus luths et de leur enjeu. Le temps passe encore… Nous jouons aux cartes pour s’occuper, il n’y a vraiment rien d’autre à faire et nous sommes assis les fesses sur le béton. Pas très confortable tout ça. Des ratons laveurs viennent visiter les poubelles du bureau d’accueil du parc. Ça nous fait une petite distraction. Après un bout de temps, je suis tannée et je vais me coucher dans l’autobus. Finalement, à 2h00 du matin les autres montent à bord du bus et nous apprennent que nous n’aurons pas la chance de voir la tortue luth puisque les conditions n’étaient pas favorables. Quelle déception! Nous, qui avons attendus si longtemps pour la voir, devons retourner nous coucher bredouille.

De 2010-01-26 Costa Rica

Capsule impressions : Bonnes/mauvaises pratiques

Bonnes pratiques
  • À la Catarata de la Fortuna, l'argent de nos billets d'entrée retournait aux communautés locales et les sentiers s'adaptaient à l'environnement plutôt que l'inverse.
  • Dans pratiquemment tous les parcs que nous avons visités, l'environnement était respectée et la nature avait été rarement touchée pour installer les infrastructures. Tout semblait fait en harmonie avec la nature.
  • À chaque endroit que nous avons visités, ce sont des Costariciens qui étaient employés, à l'exception du Playa Grande Surf Camp.
  • Des mesures restrictives sont prises au Parc National Marin Las Baulas pour ne pas nuire aux tortues ltuh qui pondent sur les plages.
  • À Manuel Antonio, au Parc National, des restrictions sont imposées quant aux nombres de visiteurs qui peuvent visiter le site en une journée.
  • Certains des sites visités avaient des bacs réservés à différents types de déchets.
Mauvaises pratiques
  • À l'écocentre Danaus, notre guide a arraché des plantes des arbres pour nous les montrer et nous les faire sentir. Aussi, il est sorti des sentiers pour nous montrer un lézard.
  • Déchets, déchets, déchets... Beaucoup de déchets qui pourraient être évités.
  • Le Costa Rica est, en général, un très bon exemple en terme de tourisme durable. ;-)

Capsule impressions : Adaptation à la culture et difficultés rencontrées

Adaptation à la culture et difficultés rencontrées

Je n'ai pas vraiment eu de difficultés à m'adapter à la population locale. J'ai beaucoup aimé leurs modes de vie et pour les deux semaines où nous avons visité le pays, j'ai pris plaisir à adopter leurs habitudes de vie. C'est seulement au niveau de la nourriture que j'ai trouvé ça plus difficile. Je me suis tannée de manger des plats composés de riz et de fèves noires et avec le fameux goût de coriandre. Je suis habituée à manger beaucoup plus diversifié et à manger beaucoup de légumes frais et de salades, ce qu'on ne retrouvait pas vraiment là-bas. Mais j'ai tout de même apprécié les repas que nous avons pris au Costa Rica, car ils m'ont fait connaître un aspect important de la communauté, soit sa gastronomie.
La seule difficultée que j'ai rencontrée réellement est la barrière de la langue. Lorsque nous avons logé au Hospedaje del Viaje à Libéria, la dame de l'hôtel tentait de m'expliquer le fonctionnement de la laveuse et elle me disait tout en espagnol en parlant très vite. J'ai compris l'idée générale, mais je crois que j'ai manqué quelques détails importants.

Jour 6 : Libéria - Volcan Rincon de la Vieja - Playa Grande

Hospedaje del Viaje

Ce matin, nous nous sommes faits un déjeuner sur le pouce dans la cuisine communautaire de l’Hospedaje del Viaje. Ensuite, nous nous sommes préparé des sandwiches puisqu’il était prévu que nous mangerions en route. Aujourd’hui, nous partons pour le volcan Rincon de la Vieja et tout le monde est sceptique à l’idée de voir des phénomènes volcaniques puisque jusqu’à ce jour, nous n’avions pas été très chanceux en la matière. Donc, nous disons aurevoir à la charmante ville de Libéria où nous aurions aimé passer plus de temps.

De CD2 Costa Rica
De CD2 Costa Rica

 
Volcan Rincon de la Vieja

En route vers le volcan, nous passons sur un chemin qui semble fait de sable. Pourtant, les parois blanches qui bordent la route sont belles et bien de la roche puisqu’on peut voir que des gens y ont gravé des inscriptions. Nous nous recouvrons de chasse-moustique, car on dit que cette région est propice aux piqures d’insectes.

Arrivés au parc, nous nous empressons de faire de nous diriger vers les sentiers pour découvrir ce que ce volcan a à nous offrir. Les sentiers sont plutôt difficiles à suivre et il faut regarder où l’on met les pieds. On découvre une végétation très différente de ce que nous avons vu dans les régions plus humides. Les arbres sont immenses et leurs racines sortent de terre pour nous faire des crocs en jambe. On voit des arbres avec l’écorce tapissée de petits pics bien aiguisés. On voit même des lianes qui pendent des arbres et auxquelles on peut facilement s’accrocher. L’odeur commence à être nauséabonde et nous savons que nous approchons d’une marre d’eau ou de boue sulfureuse.
De CD2 Costa Rica
De CD2 Costa Rica
De CD2 Costa Rica

Premier arrêt : un petit lagon d’eau bouillante qui sent les œufs pourris. Les roches tout autour sont teintées de vert, de jaune et de rouge à cause du souffre de l’eau qui bouille. Ensuite, nous découvrons de petites marres de boues qui bouillent. Il est drôle de voir juste à côté de jolies fleurs jaunes qui poussent sans inquiétude. Luis capture un petit lézard pour nous le montrer de plu prêt.
De CD2 Costa Rica
De CD2 Costa Rica
De CD2 Costa Rica
De CD2 Costa Rica

On croise une charmante chute en chemin et nous traversons des rivières en sautant d’une roche à l’autre. Vraiment, ces sentiers sont tout simplement à l’état naturel. On poursuit notre route et nous arrivons à une immense marre de mudpod qui bouille à gros bouillon et qui éclabousse. C’est impressionnant de pouvoir assister à ce phénomène naturel.
De CD2 Costa Rica
De CD2 Costa Rica

La route se poursuit en-dehors de la forêt. Nous sommes maintenant dans un petit sentier qui nous donne l’impression d’être dans un film de cowboys. Il fait chaud, des oiseaux tournent dans le ciel et nous n’avons presque plus d’eau pour s’abreuver. Mais c’est tellement agréable de sentir la chaleur sur nous que nous ne nous en plaignons pas. Nous avons ensuite la chance de voir des petits singes se promener dans les arbres et manger des fruits. Ils étaient tellement près de nous.

De CD2 Costa Rica
De CD2 Costa Rica

Après la randonnée, le temps est venu de reprendre l’autobus et de se diriger vers Playa Grande où l’océan Pacifique n’attend que nous. Encore de l’autobus, mais nous avons tellement hâte d’être à la plage qu’on reste patient.


Playa Grande Surf Camp

Arrivés à Playa Grande, au Playa Grande Surf Camp, c’est le coup de foudre. Les petites maisons sur pilotis et les huttes sont tellement charmantes. Des hamacs sont pendus ça et là et nous avons une piscine juste pour nous. Nous savons tout de suite que nous allons apprécier notre séjour ici.

De 2010-01-26 Costa Rica
De 2010-01-26 Costa Rica
De 2010-01-26 Costa Rica

Après s’être installés, Vanessa, Mélissa, Jennifer et moi partons à la découverte de la région. Nous cherchons l’épicerie du coin car nous devons y aller maintenant si nous ne voulons manquer de rien (elle est fermée le jour d’après). On marche, on marche et on marche encore sans ne rien voir… Vanessa commence à penser qu’on n’est peut-être pas sur le bon chemin, mais les autres et moi restons convaincues que nous sommes correctes. Après un bon bout de temps et au moment où Vanessa décide qu’elle va rebrousser chemin, nous voyons arriver Gerry, le propriétaire de notre hébergement, arrivé dans une jeep brune. Oops… Finalement nous sommes belles et bien perdus et il ne peut s’empêcher de rire de nous. Il nous reconduit à l’épicerie qui n’était vraiment pas très loin finalement. À l’épicerie, il y a des paniers de fruits localisés à l’extérieur. Il y avait des Geais bleus immenses qui venaient les picosser… Je n’en aurais pas achetés.

De CD2 Costa Rica
Après ces quelques commissions, enfin nous partons goûter à la plage! Le soleil est en train de descendre pour aller se coucher, l’eau est chaude et les vagues sont accueillantes. Tout le monde est heureux de pouvoir s’élancer dans l’eau et courir sur le sable. Mais soudainement, outch! J’ai très mal sous mon pied… Sur quoi j’ai pilé, je ne le sais pas mais je sais que ça saigne beaucoup. Luis et Christian se relaie pour me transporter jusqu’au camp. Quelqu’un vient me demander si je sais ce qui m’a blessé. Il commence à m’inquiéter en me demandant si c’est une piqure de raie. Si c’est le cas, je risque de ne plus sentir ma jambe éventuellement. Finalement, rien de tout ça n’arrive et je déduis que j’ai marché sur un coquillage un peu trop coupant.

De CD2 Costa Rica
En soirée, nos enseignants et Jérôme nous prépare des hot dogs et des hamburgers au poulet sur le BBQ. Nous sommes chanceux, nous n’avons qu’à profiter du moment. La soirée se déroule dans la cour de notre camp où on jase et on rigole. Maintenant vient le temps d’aller dormir. Je suis un peu stressée de dormir dans la maison à pilotis : elle est ouverte à n’importe quelle bestiole qui désire y entrer et on doit se faufiler dans un petit lit encerclé d’une moustiquaire. Je verse une petite larme en pensant à mon bon lit confortable et mon copain chez moi, mais je m’endors en me disant que j’ai de la chance de vivre une aussi belle expériencec.
De CD2 Costa Rica
De CD2 Costa Rica
De CD2 Costa Rica